Votre matériel et vous !

Une nouvelle page est à votre disposition :  expliquez votre matériel.  Pourquoi vous en êtes vous satisfait … ou pas !

Répondre, c’est faire preuve de solidarité :  vous aiderez de la sorte les débutants à choisir en connaissance de cause.

Soyez honnêtes :  les points forts, mais aussi les poins faibles !

A voir sur la page :  Votre matériel et vous !

La petite explication du jour 

Balance des blancs … température de couleur …
Nous avons déjà abordé ce sujet précédemment.
Mais, comment fonctionnent les pré-réglages : Automatique, flash, soleil, nuage, …. ?
Pour une parfaite compréhension, rappelons que la température de couleur définit la façon dont la lumière est chargée en différentes couleurs. Ceci varie en fonction de l’heure, de la météo ou encore de la source de lumière.
Dès lors, une mesure de la qualité de la lumière est nécessaire. Nos appareils sont équipés d’un thermocolorimètre interne. C’est grâce à cet outil que nous pouvons travailler en balance des blancs automatique.
Il arrive cependant que ce « mesureur » soit pris en défaut. Par exemple lorsque des sources de lumières de différentes natures éclairent notre sujet.


Dans ce cas, nous pourrons travailler en balance des blancs manuelles, soit en mesurant sur une feuille blanche, soit – pour les plus avertis – en choisissant la température Kelvin. Un œil exercé pourra s’en tirer honorablement.
Il reste les pré-réglages : si vous choisissez « soleil », votre appareil choisira une température de couleur adéquate, tandis que pour « nuages », il montera un peu en degrés Kelvin, etc …. Mais il s’agira de réglages standards, non précis à l’unité. Ceci fonctionne malgré tout très bien.
Pour les plus pointilleux, il restera la solution d’acquérir un thermocolorimètre séparé et de mesurer minutieusement … mais cela reste l’exception et ne sera pas toujours (souvent) utile.

Si vous travaillez en RAW, la correction logicielle sera aisée (beaucoup moins en JPEG).
Enfin, ne confondez pas : nous parlons ici de QUALITÉ de lumière et pas de QUANTITÉ. Donc, en balance des blancs, on ne « sur » ou « sous » expose pas.   
La difficulté pour le débutant est une confusion entre ces deux réglages : on peut très bien travailler en manuel pour l’exposition et en automatique pour la balance des blancs (pareil d’ailleurs pour la mise au point).
Bonnes photos

La petite explication du jour 

Les zooms à très (trop) forte amplitude ! (Ex :  18-400 f:3,5 – 5,6)

Utiliser un zoom est tout à fait normal, et même parfois très confortable. Cependant, cet engin doit être maîtrisé. Il est en effet plus difficile d’obtenir une photo nette avec ces outils.
En effet, n’oublions pas la règle qui conseille de ne jamais descendre en-dessous d’une vitesse correspondant à l’inverse de la focale utilisée (un 400 mm = pas plus lentement que le 1/400ème sec). Dans le cas qui nous intéresse, il s’agit d’un appareil APS-C, lequel impliquer un coefficient de X 1,5 par rapport à un F.F. Le 400 mm se comporte donc comme un 600 mm. Donc, ne pas descendre en-dessous du 1/600ème sec. Pour être vraiment à l’aise, le 1/1000ème est conseillé.

(Je ne tiens pas compte ici de l’éventuelle présence d’un stabilisateur).
Sachant que l’ouverture glissante du zoom dont question est de 3,5 – 5,6, on se rend vite compte que le 1/1000ème demandera beaucoup de lumière, et ce n’est pas toujours possible.
En outre, le danger pour l’amateur est d’oublier la focale qu’il utilise (entre 18 et 400, il y a de la marge !) et donc, de ne pas veiller à utiliser une vitesse adéquate. Cela se traduit par des images floues ou, en tous cas, pas tout à fait nettes.
Dès lors, je conseillerais plutôt l’utilisation de deux zooms : par exemple, un 18-70 et un 70-200.
Pour terminer, la formule optique d’un zoom d’une telle amplitude n’est pas simple, et le risque de vois apparaître des abbérations (défauts) est présents.
Si vous en possédez déjà un, je conseillerais d’utiliser un trépied chaque fois que c’est possible, seule façon d’optimiser les chances d’avoir des images nettes.
En ce qui concerne les éventuels défauts optiques (pas sûr qu’il y en ait), ils seront plus visibles aux plus grandes ouvertures. Il est donc plus prudent de ferment d’un ou deux crans pour obtenir la meilleure qualité possible avec le zoom.

Enfin, je rappelle que je suis à votre disposition pour vous guider lors de projets d’achats (mon seul avantage par rapport à un vendeur est …. que je ne vends rien !). N’hésitez pas à m’interroger. Ce ne sera toutefois jamais que mon avis, mais je vous le donnerai bien volontiers.
Bonnes photos

Petit test – réponse

Il y a quelques jours, je vous ai proposé un petit test, à la suite d’une « Petite Explication du Jour » un peu compliquée.

Pour rappel :  si j’ai un fichier présentant les caractéristiques suivantes :

90cm X 60 Cm en 72 dpi

Quel sera l’agrandissement papier maximum, sachant que pour ce faire, j’ai besoin d’une résolution de 300 dpi.

 

Roland Meda a fait l’exercice avec fruits.   Voici son explication :

 

« Bonjour Pierre,

format maximum : 21.59cm en largeur et 14.39cm en hauteur en 300dpi

90*72/2.54=2551px                               60*72/2.54=1700px

2551/300*2.54=21.59cm                      1700/300*2.54=14.39cm »

 

Pour rappel :  2,54 = 1 pouce

Bravo Roland, belle démonstration.

 

A retenir de cet exercice :  chaque fichier possède sa limite.  plus la résolution l’appareil est importante et plus vous pourrez obtenir d’un agrandissement important.

Pour le papier :  une résolution de 300 dpi est souhaitable

Pour l’écran :  une résolution de 72 dpi est suffisante.

 

Cette matière n’est pas très « sexi ».  Cependant, il est important de prendre conscience que ces facettes de la photographie sont fondamentales pour qui veut progresser.  Il est en effet impossible de réaliser une oeuvre parfaite sans ces connaissances.  Une mauvaise résolution peut conduire à une image pixellisée, ou encore dont la netteté n’est pas parfaite, … Un petit effort théorique !