La petite explication du jour 

Pourquoi une vitesse de synchronisation est-elle nécessaire lorsqu’on travail avec un flash ?

Les nombreux automatismes équipant nos appareils cachent quelques peu les bases de fonctionnement de certains types de photos. En effet, dès que vous raccordez un flash (ou que vous activez un flash intégré) sur votre boîtier, une vitesse compatible avec son utilisation s’affiche immédiatement. Dès lors, Le photographe n’est plus conscientisé à l’ABC du travail au flash.
A savoir :
l’éclair de flash n’est pas régulier. Dès son déclenchement, il monte en puissance, atteint son paroxysme pour redescendre en puissance. Tout cela en une faction de seconde.
Pour que le capteur soit exposé correctement, il est impératif que l’obturateur soit parfaitement ouvert au moment où l’éclair est le plus puissant. Pour cela, il est nécessaire d’utiliser une vitesse adéquate appelée « vitesse synchro flash ». La majorité des appareils actuels permettent le 1/125ème de sec.

Les plus curieux d’entre-vous se feront une réflexion : si l’obturateur reste suffisamment ouvert au 1/125ème, les vitesses plus lentes (1/60ème, 1/30ème, …) doivent convenir également …
Et c’est vrai !
En situation normale (soir, intérieur sombre, …), on travaillera toutefois simplement avec la vitesse synchro de l’appareil.  
Mais :
Lorsqu’on souhaite travailler dans de grandes salles (églises, …) il arrive souvent que l’avant plan soit correctement exposé, mais que l’arrière-plan soit complètement sombre, voire même noir.
Dans ce cas, il sera possible de récupérer de la lumière du fond de la salle (UNIQUEMENT SI IL Y EN A) en travaillant à une vitesse plus lente. Par exemple, au lieu du 1/125ème de sec, nous utiliserons le1/30ème de sec.   
Cela s’appelle « travailler en synchro lente »

Rappelez-vous : en vitesse plus lente, ok, mais JAMAIS en vitesse plus rapide (sauf appareil prévu et dans certains cas).

Photo montage destiné à montrer ce que pourrait être une photo prise au flash à une vitesse trop rapide : le rideau n’est pas complètement ouvert alors que l’éclair atteint son intensité maximum.

Naturellement, nos boîtiers modernes réalisent ce travail automatiquement. Il est malgré tout nécessaire de maîtriser cette technique pour être capable de l’exploiter au mieux. En effet, si votre sujet est en mouvement, la synchro lente peut engendrer un flou de bougé, et l’appareil, aussi performant soit-il, ne pourra pas connaître la nature de votre sujet : escargot ou lapin ?

Bonnes photos

Publicités